L'APAS , de jeunes virtuoses unis par l’amitié franco-allemande

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Concerts été 2023

Ombre et lumière

Samedi 5 août - 20h30
Bourg-Saint-Andéol, Palais des Evêques

Lundi 7 août - 21h
Vaison-la-Romaine, Cathédrale Notre-Dame de Nazareth

Mardi 8 août - 20h30
Suze-la-Rousse, Château, Cour d’honneur 

 2023 Verena Beatrix Schulte

Verena Beatrix Schulte

Mozart, Debussy et Schubert

Parcours riche en émotions avec trois chefs d’œuvre dont chacun nous entraîne dans un monde totalement différent. L’œuvre du jeune Mozart, lumineuse, élégante, débordante d’énergie et de joie de vivre fera place au monde poétique de Debussy dans lequel flotte une douce mélancolie. Le quintette de Schubert, monument de la musique romantique, séduit par la richesse et la puissance de son discours passionné.

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Sur la mer, vers l’avenir 

Jeudi 10 août - 20h30
Bonlieu-sur-Roubion, Cloître de la basilique Sainte-Anne

Samedi 12 août - 20h30
Roussas, Sanctuaire Saint-Joseph (libre participation)

2023 Eloïse Fares

Eloïse Fares

Cras, Stamitz, Brahms

Ce programme traverse les trois derniers siècles. Il nous propose découvertes, virtuosité et romantisme. Les sons et parfums impressionnistes du trop méconnu Jean Cras, vrai marin nous invitent à une évasion poétique. L’alto et la harpe sont à l’honneur, on appréciera maints arpèges et autres figures de bravoure. Johannes Brahms ne vous laisse pas indifférent, son quatuor réunit charme viennois et dynamisme hongrois. L’écriture du compositeur, à la fois riche et condensée trouve ici sa pleine maturité, montre le chemin à tous ses successeurs.

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Spectacles de fin de stage 

Samedi 19 août – 20h
Roussas – Espace culturel Saint-Germain (libre participation)

Les violoncelles enchantés

Spectacle musical - violoncelle, chant, danse

 2023 Spectacle de clôture

Spectacle de clôture de la deuxième masterclass de Hugo Rannou

Répétition ouverte au public le jeudi 17 août, 17h.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Symphonie n° 35 en Ré (« Haffner »), KV 385 (1782)
Arrangement pour flûte traversière, quatuor à cordes et contrebasse
Allegro con spirito – Andante – Menuetto - Presto
Pour fêter dignement son anoblissement, Sigmund Haffner, riche commerçant salzbourgeois, passe commande au jeune Mozart. Pris par le temps, le compositeur qui s’est marié trois jours auparavant, réutilise une œuvre antérieure. A raison d’un mouvement par jour, il termine à temps en y travaillant nuit et jour. Malgré la précipitation du travail, la richesse des motifs et la conception novatrice de la structure font de cette composition un des chefs-d’œuvre de toute la musique classique. L’allure grandiose et fière, la luminosité et le ton fougueux reflèteraient-ils les sentiments exaltés du jeune marié ?

Claude Debussy (1862-1918)

Sonate pour flûte traversière, alto et harpe (1915)
Pastorale. Lento, dolce rubato - Interlude. Tempo di minuetto - Final. Allegro moderato ma risoluto
Partant d’une pastorale de grande poésie et douceur, Debussy nous propose ensuite le souvenir d’une composition antérieure (Fêtes galantes de 1904) avant de conclure par un final décidé et lumineux. Dans cette œuvre de maturité, chacun des protagonistes s’exprime librement et les particularités de son instrument sont pleinement mises en valeur. Ainsi, on perçoit la flûte de Syrinx et de l’Après-midi d’un faune et la harpe des vagues impressionnistes de La mer. Contrairement au compositeur qui qualifiait son œuvre d’« affreusement mélancolique », le public apprécie de nos jours le charme idyllique et la subtilité des couleurs qui marquent ici un sommet de l’art impressionniste.

Entracte

Franz Schubert (1797-1828)

Quintette à cordes en Do (1828)
Allegro ma non troppo, Adagio - Scherzo, Presto – Trio, Andante sostenuto Allegretto, Più allegro
Ecrit peu de temps avant sa mort, le quintette en Do fait exploser le carcan classique par ses dimensions et l’intensité de son discours. Le compositeur y déploie une sonorité toute romantique, empreinte de sensualité, basée sur de grandes phrases lyriques.
Le choix d’un deuxième violoncelle donne un velouté et une profondeur supplémentaire, là où les prédécesseurs choisissaient plutôt un deuxième alto. Ce chef‑d’œuvre absolu nous offre une large palette d’émotions, des envolées dramatiques et angoissées, des danses au charme viennois et de la douceur sereine, le tout parcouru d’accès sombres, voir déchirants.

Jean Cras (1879-1932)

Quintette pour flûte traversière, harpe, violon, alto et violoncelle (1928)
Assez animé – Animé – Lent - Très animé
Cet officier de marine brillant se distingua particulièrement lors de la première guerre mondiale fut aussi l’inventeur d’un outil de navigation servant encore de nos jours, la règle Cras. A ses heures de loisir, il composait en mer sur un piano adapté au manque de place dans sa cabine. Autodidacte pianiste et compositeur, ami, puis disciple de Henri Duparc, son catalogue témoigne d’une prédilection pour la musique de chambre. Son style doit à l’impressionnisme de Claude Debussy, à l’orientalisme à la mode, aux musiques exotiques entendues lors de ses voyages et aux sons celtiques de sa Bretagne natale. Composé sur le cuirassé Provence, le quintette est écrit à la demande du harpiste Pierre Jamet. Celui-ci avait fondé un ensemble pour exploiter les nouvelles possibilités offertes à la harpe par les recherches de la maison Pleyel. Dans la lignée de Fauré, Debussy et de Ravel, Cras nous séduit par des sons envoutants et la subtilité de ses couleurs.

Carl Philipp Stamitz (1745-1801)

Concerto en Ré op. 1 (avant 1774)
Arrangement pour alto et orchestre à cordes
Allegro non troppo - Andante moderato - Rondo, Allegretto
Violoniste virtuose, Carl Stamitz est considéré comme un des premiers compositeurs classiques, faisant partie de ce que l’on appelle l’école de Mannheim. Après ses débuts dans la chapelle de la cour de cette ville, sa carrière de violoniste le mène dans tous les grands centres musicaux de l’époque. Il fut un temps maître de chapelle du duc de Noailles. Altiste : Stamitz a laissé deux concertos pour cet instrument. La partie du soliste de son opus 1 déploie une virtuosité jamais entendue jusque‑là. L’élégance et l’équilibre du discours en font une œuvre classique par excellence.

Ekaterina Walter-Kühne (1870-1931)

Fantaisie sur un thème de l'opéra Eugène Onéguine pour harpe
On sait peu de choses sur cette harpiste et compositrice née à Saint Pétersbourg et morte à Rostock en Allemagne. Fille d’un contrebassiste qui faisait partie de l’orchestre impérial de sa ville natale, elle a étudié le piano avec Anton Rubinstein avant de se concentrer sur son instrument de prédilection, la harpe. Dans sa Fantaisie, la compositrice exploite les possibilités virtuoses de l’instrument dans de multiples variations sur le thème de Piotr Ilitch Tchaïkovski en restant fidèle à l’ambiance charmeuse proposée par son compatriote.

Johannes Brahms (1833-1897)

Quatuor à cordes en la, op. 51, 2 (1873)
Allegro non troppo - Andante moderato - Quasi Minuetto, moderato – Finale, allegro non assai
Le compositeur a dédié l’opus 51 à un de ses amis les plus fidèles, Théodore Billroth, Une grande partie de l’œuvre de musique de chambre de Brahms a été entendue pour la première fois dans la vaste maison de ce chirurgien. Comme souvent dans la création de Brahms, le motif mélodique principal du 1er mouvement nous donne des indications sur ses intentions. Les notes a – f – a – e (la – fa – la – mi) renvoient à « frei aber froh » (« libre mais heureux », a – f – a étant le renversement de f – a – f) et « frei aber einsam » (« libre mais seul »), deux devises chères aux maître que l’on retrouve dans d’autres œuvres. Avec ses allusions hongroises et une richesse inouïe de motifs et de formes, cette œuvre marque le début de la grande maturité de la création brahmsienne. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre au regard de la tonalité mineure, il s’agit là d’une œuvre qui évolue de la mélancolie passagère du début vers une luminosité enjouée, même si le dernier mouvement se termine sur la citation du motif initial : f – a - e.

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